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Jemima Gbato : Tout sur son séjour au Japon

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Elle a défendu les couleurs de la Côte d’Ivoire à la dernière édition de Miss International en terre Japonaise. Jemima Gbato (1ère dauphine Miss CI 2018) est au bercail. Nous l’avons rencontré pour une causerie à bâtons rompus.

Est-ce facile la vie d’une miss ?

(Sourire), On va dire qu’il y a le coté ou tout est bien, tout est beau, mais c’est aussi beaucoup de contraintes.

  

Parlez-nous des bons côtés ?

Vous faites beaucoup de rencontres, des opportunités qui se présentent à vous, les voyages aussi. C’est beaucoup d’avantages.

C’est quoi les contraintes ?

On devient une personne publique, on ne passe plus inaperçue. Quand je sors que j’arrive quelque part, on sait que la miss est là. Pour une personne à l’origine discrète comme moi, ce n’est pas facile.

On en vient à la Finale Miss International ou vous avez pris part au Japon, qu’est qui n’a pas marché ?

C’est surtout au niveau de la préparation, ce moment important avant d’aller compétir. J’avoue que les choses malheureusement, n’ont pas fonctionné comme il fallait. J’aurais voulu avoir un suivi, c’est quelque chose qui m’a effectivement manqué, je le reconnais. Pour la prochaine participation de la CI ce qu’il faudra peut être faire, c’est de mettre tout en œuvre pour faire entourer la candidate ivoirienne de professionnels et la coacher véritablement.

Vous étiez pourtant bien partie à ce concours. Vous étiez même en tête des sondages ?

Effectivement, dans les sondages les choses s’annonçaient bien. J’étais même dans le top 15. Après voilà, les sondages restent les sondages, il faut être réaliste.

Vous avez tout de même cru à un moment donné ?

Oui bien sûr, j’avais foi. On ne peut pas aller à un concours et ne pas être confiant. Mais il faut être préparé mentalement, être fort dans la tête, c’est très important.

Comment avez-vous accueillie l’annonce des résultats ?

Franchement, je me suis mise à fond, j’ai tout donné. Malheureusement ça n’a pas marché. C’est dommage que la Côte d’Ivoire n’ait pas été lauréate. Je dois l’avouer, la Côte d’Ivoire s’est tout de même bien faite remarquée. J’ai confiance pour l’avenir. La prochaine édition, la Côte d’Ivoire aura son mot à dire. Personnellement cette expérience m’a beaucoup enrichie.

Qu’est ce qui vous a le plus marqué au Japon ?

C’est leur culture. Ils sont très attachés aux valeurs, leur tradition ils y sont attachés. Même en ville cela se perçoit. Ils sont polis, Ils ont une mentalité vraiment top.

Vous qui avez des origines Asiatiques, comment vous avez été accueillie par vos frères. Avez-vous été plus facilement adoptée par rapport aux autres candidates venues d’Afrique ?

(Sourire). Les gens n’ont pas fait attention à cet aspect. J’ai été adoptée, bien intégrée comme toutes les autres candidates. Je n’ai pas bénéficié d’un traitement de faveur.

Vous avez eu une rencontre cordiale avec Miss Vietnam, parait-il ?

Oui effectivement c’était génial. Je me suis présentée à la Miss Vietnam comme une métisse vietnamienne. Elle a été très ravie, on a fait une belle rencontre. Elle s’est montrée très ouverte. Là bas on était dans différents groupes. J’étais dans le groupe des candidates francophones. Avec les filles c’était vraiment «sympa», on prévoit d’ailleurs se revoir.

Seriez-vous prête à coacher la représentante de la Côte d’Ivoire l’an prochain ?

Bien sûr, je n’hésiterai pas. Pour moi, c’est un devoir. Avec l’expérience que j’ai eu, c’est normal que je coache celle qui va défendre les couleurs du pays l’an prochain.

Comment Suy Fatem vous a-t-elle accueillie après l’expédition japonaise ?

D’abord avant même que je parte pour le Japon au concours, elle m’a beaucoup soutenue. Il en est de même ici quand on s’est retrouvé au siège du COMICI à Treichville, elle n’a pas manqué de m’encourager.

C’est quoi votre prochain défi ?

Défi ? Je parlerai plutôt d’objectif. Je veux finir d’abord mes études en Ingénierie Pétrolière, avoir mes diplômes. Et travailler dans le domaine de l’exploitation pétrolière. J’aime la recherche du trésor.

Vous êtes aussi danseuse ?

Je suis artiste danseuse, mais à cause de mon statut de miss, je n’exerce pas. Après mon mandat, vous allez me voir sur scène.

Jemima et les réseaux sociaux ?

Je fais attention à mon image. Les réseaux sociaux, notamment Facebook, j’avoue que je m’en méfie. La mentalité ivoirienne, vous le constatez, c’est beaucoup de gens qui disent énormément des choses sur les réseaux sociaux. Sinon, j’ai une page qui fonctionne, les gens découvrent mes différentes activités sur Facebook. Les réseaux sociaux ça peut être très bien, si on sait cependant s’en servir. Si non, je suis plus sur Insta (Intagram). Là bas, ça va beaucoup plus vite en terme d'interaction avec les gens. Je lis les messages qu’on m’écrit. Je lie aussi des contrats.

Quelles sont vos prochaines activités sociales ?

L’éducation de la jeune fille, j’y travaille.

Le mariage, ça vous dit ?

Bien sûr (elle sourit), c’est un lien sacré entre deux personnes, un grand choix de la vie. Il faut bien choisir la personne avec qui tu vas rester pour le reste de ta vie.

Êtes-vous prête à accepter pour la vie un homme de condition modeste ?

Ce n’est pas forcement les moyens qui comptent. Mais plutôt ce qui est dans la tête de votre homme. Il faut qu’il soit ambitieux, intelligent, une personne qui a des valeurs et des principes qui s’accordent aux miens.

A quel âge souhaiterez-vous marier ?

(Elle réfléchit), en tout cas avant 30 ans, pas au delà.

Quel est votre genre d’homme ?

Je n’ai pas de genre. Mon homme doit être quelqu’un d’intelligent et ambitieux, respectueux de ma personne et de ma famille.

Combien d’enfants vous souhaiterez avoir ?

Je veux avoir juste deux. Afin de bien leur consacrer mon temps et mon énergie.
.Quel genre de femme êtes vous ?
C’est toujours difficile de se définir soi même. Je suis quelqu’un de souvent toujours stressée. En fait, j’aime bien me mettre souvent la pression afin de relever les défis. Je suis de nature pessimiste. Je me remets toujours en cause, ce qui me permet toujours d’aller de l’avant.

Jemima Coté cuisine ?

(Sourire) Mes parents se sont séparés, j’ai grandi avec ma mère, qui m’a appris à faire la cuisine. J’adore beaucoup les pâtes. J’aime le foutou, mais je n’arrive pas à le faire. La dernière fois que j’ai essayé,maman s’est fâché parce que j’ai tout raté (rire) , je n’ai plus recommencé depuis.

Et la Musique ?

J'écoute un peu de tout,le zouglou mais moins de coupé décalé. Mes copines me prennent pour une folle, parce que je suis très très jazz, très instrumental.

Quels sont vos loisirs

La danse classique, la plage j’adore, parce que c’est apaisant. Je souhaite un jour habiter au bord de l’eau.

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