Insolite

Sous la menace d'un fusil, un élève met son père à genoux au soleil pendant une heure, les contours de l'affaire

Image

Les faits se passent à Appoisso. Localité située à 25 km au Sud-Est d’Abengourou. Sous la menace d’une arme à feu, un adolescent a purement et simplement mis son géniteur à genoux, en plein soleil. Un fait dégradant qui, quoique remontant à plusieurs semaines déjà, mérite qu’on y revienne. Selon nos sources en effet, A.S, un adolescent de 17ans, fréquente un établissement secondaire privé de la Dren de l’Indénié-Djuablin.  

 

Des misères, cet élève en classe de 4ème en fait à tous ses encadreurs. Professeurs, censeurs et autres éducateurs, personne n’échappe à l’indiscipline de cet élève devenu littéralement ‘’un os’’ au travers de la gorge des responsables de l’établissement. Avec lui, trois autres de ses comparses qui, eux aussi, sèment la zizanie dans l’école. De quoi mettre en rogne le fondateur du collège qui, exacerbé, décide de convoquer un conseil de discipline pour décider du sort de ces récalcitrants qui risquent de ternir l’image de la structure.

Aussi, fait-t-il appel au père d’A.S., l’élève de 4ème qui, visiblement, est le meneur de ce groupe d’indisciplinés. Et c’est le parent d’élève lui-même qui va faire le récit de ses propres déboires avec son fils. A l’en croire, il aura tout tenté pour ramener A.S. sur le droit chemin. Remontrances, conseils, médiation, il aura tout tenté. En vain. La situation va même se dégrader lorsqu’un midi, il décide de priver son fils de son déjeuner pour le corriger. Mal lui en prit. Le témoignage révèle en effet qu’alors que l’infortuné père s’apprête à passer à table, son fils s’introduit discrètement dans sa chambre et s’empare de son fusil de calibre 12. Il y introduit une balle et ressort.

Sous la menace de l’arme à feu, il enjoint son géniteur de se mettre immédiatement à genoux en plein milieu de la cour. Et ce, au risque de se voir cribler de plombs chauds. Connaissant ses dérapages, le père prend les menaces de son fils au sérieux. Il s’exécute. Le pauvre papa est ainsi maitrisé, à genoux, sous un soleil de plomb. Muni d’une grosse culotte et le torse nu, il transpire à grosses gouttes. Pendant environ une heure, A.S. lui indique clairement, qu’il ne saurait transiger sur ses droits à lui. Les remontrances, il en a assez subi comme ça, lâche-t-il au visage de son géniteur, luisant de sueur.

En définitive, le mauvais garçon renverse toute la nourriture de son père et disparait de la cellule familiale. Face à ces faits graves, les indélicats élèves ont tous été exclus de l’établissement secondaire sans autre forme de procès.

                                                                                                                                                                                          Zéphirin NANGO