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Un club camerounais gagne son procès en appel contre la FIFA

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L'équipe de Bamboutos de Mbouda a gagné son procès contre la FIFA



Sanctionné par la FIFA qui avait pris la décision de le rétrograder en deuxième division inférieure, le club camerounais de Bamboutos de Mbouda a gagné son procès en appel contre l’instance fédérale du football mondial devant le tribunal arbitral du sport (TAS).

« Bamboutos de Mbouda remporte son appel au TAS contre la FIFA » a titré le confrère camerounais Camfoot.com. En fait, il s’agit d’une bataille que l’instance fédérale du football mondial a perdue devant le club camerounais de Bamboutos de Mbouda.

La FIFA a été déboutée par le Tribunal arbitral du sport (TAS) qui a cassé la décision de rétrograder Bamboutos de Mbouda en division inférieure. « C’est suite à l’affaire Johan Buyle qui contestait son limogeage de Bamboutos de Mbouda et réclamait le versement total du montant du contrat plus des pénalités exemplaires. », précise le confrère camerounais.

Les faits remontent à 2014 lorsque Johan Buyle propose ses services à Bamboutos de Mbouda pour l’entrainer. Après avoir envisagé de recruter le technicien belge, le club va se voir notifier un courrier de la Fécafoot soulignant la non-qualification de cet entraineur. Bamboutos fait des vérifications et se rend compte que cet entraineur n’a pas les diplômes requis par la Fecafoot pour entrainer. Il décide alors de se séparer du technicien qui reçoit néanmoins une indemnité de 5 000 euros.

Mais une fois en Belgique, Buyle saisit la FIFA, via le juge unique de la commission du statut du joueurs qui condamne le club camerounais à payer les salaires dus à l’entraineur ainsi qu’une compensation pour rupture abusive du contrat, un contrat que le club ne reconnait pas lui avoir fait signer depuis la position prise par la Fecafoot sur sa non-qualification.

Le 4 mai 2018, la FIFA notifie la sanction de rétrogradation à Bamboutos qui a immédiatement saisi le TAS par une requête aux fins d’effet suspensif.

En fin de compte, Bamboutos a eu gain de cause. La FIFA est sommée de rétablir le club camerounais dans ses droits.