Insolite

Triste fin pour une femme policier : Elle était en route pour un camp de prières, dirigé par un prêtre à Dabou quand le pire s'est produit

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Le sergent-chef E.P.D., en service dans l'un des commissariats de police à Daloa, n'émargera plus jamais pour le compte de la Police nationale.



Cette jeune dame, agent des services de sécurité, a trouvé la mort.

En effet, pour ce qui est des informations données par nos sources, on apprend qu'il y a quelques mois de cela, le sergent-chef E.P.D. tombe malade. Après plusieurs soins qui lui sont administrés à Abidjan, la jeune dame recouvre plus ou moins la santé. Les siens en sont tout heureux. Sa période de convalescence se passe d'ailleurs très bien et il est même envisagé qu'elle rejoigne maintenant son poste, dans la Cité des antilopes.

Mais alors que l'on appréhende les choses sous de bons auspices quelques jours plus tard, l'état de santé de la policière connaît une rechute. Mais que se passe-t-il encore ? En tout cas, cette fois, il est retenu que parallèlement aux soins de la médecine moderne, il est bon aussi que la voie spirituelle soit explorée. Parce que des expériences, selon des chrétiens, ont déjà démontré que là où la médecine des hommes échoue, Dieu fait des merveilles.

C'est ainsi que le mardi 1er mai 2018, la maman de la policière fait appel au fiancé de sa fille. A son beau-fils, la retraitée de l'administration fait savoir qu'il serait certainement salutaire de conduire E.P.D. dans un camp de prières, dirigé par un prêtre à Dabou. La maman étant convaincu des bienfaits des prières de cet homme de Dieu, dont les mérites pour son pouvoir de guérison sont vantés. Il n'y a donc plus lieu de perdre le temps. La policière est aussitôt embarquée à bord de la voiture de son fiancé. Direction, Dabou.

Sur place, tout se passe très bien dans le camp de prière. Et la jeune dame semble exprimer un certain soulagement, même si ce n'est pas vraiment la grande forme. Mais c'est déjà largement mieux. Si les prières se poursuivent, lui assure-t-on, il n'y a pas de raison que la policière ne puisse pas définitivement recouvrer la santé. C'est avec ce grand pan d'espoir que le retour sur Abidjan se fait.

Le sergent-chef est installée seule sur la banquette arrière. Ceci, pour lui permettre de s'étendre, au cas où besoin se ferait sentir. Sa mère, elle, est assise à l'avant de la voiture, près de son beau-fils. Nous sommes aux alentours de 16h.

Mais en chemin, les deux autres constatent que la malade ne participe plus à leurs causeries de détente. Elle dort ou quoi ? Sa maman hurle alors son nom, mais le sergent-chef E.P.D. ne répond pas. C'est anormal ça. Son mari gare tout de suite la voiture. Et ensemble avec sa belle-mère, tous deux s'imprègnent de l'état de santé de la jeune dame. Et là, ce dont ils se rendent compte est tout simplement terrible. L'agent des forces de l'ordre est décédée. Là, alors que beaucoup d’espoirs étaient fondés sur guérison totale.

Après l'avoir couverte d'un morceau de pagne, ses accompagnateurs en pleurs regagnent Abidjan. Et directement, le fiancé conduit son véhicule jusque dans les locaux du commissariat de police du 17ème arrondissement, à Niangon. Ce, pour qu'un constat du décès puisse être établi. Cela fait conjointement par les éléments de la police et un médecin, le corps sans vie de E.P.D. est alors transféré par les services des pompes funèbres, dans une morgue, à Treichville.