Insolite

Abidjan : Drame à l'hôpital de Koumassi

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M. Zoh, en présence du directeur de la Communication du ministère de la Santé, Houssou Yassoua et Dr Edy Albert, Directeur de la médecine hospitalière et de proximité, a expliqué les circonstance



L’hôpital général de Koumassi a connu, ce mardi 15 mai 2018, une ambiance particulière, suite au décès d’une enseignante qui a été évacuée dans ledit centre de santé après s'être affaissée en plein cours dans un lycée de la place. Selon les élèves de la défunte, elle est morte à l’hôpital par manque d’assistance.

La fin de la matinée de ce mardi 15 mai 2018 a été marquée par une véritable cacophonie à l’hôpital général de Koumassi. Pour cause, les élèves de deux établissements de la commune, à savoir Néophite et Jules Valès, où dame Kouakou Akoiuassi Thérèse Alexandrine dispensait des cours de mathétmatique, ont envahi cet établissement sanitaire pour protester contre le personnel soignant qui n'aurait pas pris en charge à temps la patiente décédée des suite d'une crise piquée en pleine classe.

Selon les informations recueillies sur place, la dame, professeur de mathématique, est tombée en classe à Jules Valès, pendant qu’elle donnait ses cours. Evacuée à l’hôpital de Koumassi, elle a été déclarée morte par un médecin aux urgences dudit centre.

Interrogée, une infirmière qui n’a pas voulu décliner son identité, a affirmé que cette dame serait venue déjà morte. « Elle était très lourde à son arrivée, elle était sans vie», a-t-elle dit. Mais pourquoi cette vive protestation des élèves? Notre interlocutrice, nous répond tout simplement: « Parce qu’ils estiment que leur professeur n’a pas été assistée à temps. Ce qui n’est pas vrai», a-t-elle affirmé. Avant d’ajouter : « A leur arrivée, ils ont interpellé un agent de santé en blouse verte, mais ce dernier leur aurait dit qu’il n’était pas habilité à s’occuper du patient et que cela ne relevait pas de son ressort. C’est ce qui a déplu aux élèves qui ne voulaient rien comprendre à part se révolter», a-t-elle ajouté.

Approchés, au Lycée Jules Valès où ils étaient en réunion de crise, les collègues de l'enseignante sont formels: "Elle était encore en vie quand nous sommes arrivés à l'hopital. Personne n'a voulu s'occuper de nous. Il aura fallu l'aide du  chaffeur de taxi qui est allé chercher un fauteuil roulant et d'autres parents de malades pour la descendre du véhicule et la conduire dans la salle de soin", soutiennent-ils mordicus, déplorant le mauvais accueil qui a entrainé la mort de dame Alexandrine Kouakou. 

Dans la soirée, le directeur de l'Hôpital général, M. Zoh Diabaté, qui n’a pas voulu dire mot sur cet incident avant d'en avoir saisi sa hiérarchie, a donné la version de ses services à la presse. Il a évoqué un cas dit "d'arrivé décès''  du professeur de mathématique déclarée morte par le médecin 10 mn après son arrivée à 11h 50 dans l'hôpital.

M. Zoh, en présence du directeur de la Communication du ministère de la Santé, Houssou Yassoua et Dr Edy Albert, Directeur de la médecine hospitalière et de proximité, a expliqué les circonstance dans lesquelles dame Akouassi Kouakou a été reçue; accusant le temps mis pour son évacuation.

Pour disperser les élèves qui protestaient contre la mort de leur prof, la police mobilisée a dû employer de grands moyens en ayant recours au gaz lacrymogène et à la matraque. Elle n'épargnera pas des reporters des rédactions du groupe Olympe, sur place, séquestrés par l'officier commis au maintien de l'ordre, le lieutenant Moussa O, soutenu dans sa hargne à casser du journaliste par le commissaire adjoint du 6ème arrondissement, le capitaine Allah.