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Seri sur son transfert avorté au Barça: «J'ai tourné la page»

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Excellent samedi lors du derby azuréen contre Monaco (4-0), le milieu de terrain niçois assure avoir mis de côté ses états d’âme maintenant que le mercato estival est terminé.
On l’avait quitté amer. Furieux même envers ses dirigeants, coupables à ses yeux d’avoir fait capoter son transfert au FC Barcelone. D’avoir «brisé»son «rêve». On l’a retrouvé éblouissant. Impérial à la récupération et dans la distribution du jeu. Jean-Michaël Seri a été l’un des grands bonshommes du large succès de Nice samedi face au voisin monégasque (4-0). Comme si toute sa frustration de fin de mercato s’était évaporée comme par enchantement. «J’ai tourné la page après le 31 août, a déclaré l’Ivoirien, également relancé par le PSG durant les dernières heures du marché des transferts. Quand tu appartiens à un club, il faut tout donner pour ce club. C’est ce que je vais essayer de faire à partir de maintenant.»
Alors oui, la plaie n’est pas complètement cicatrisée. Ce transfert avorté au Barça l’a «un peu touché». «Comme un joueur qui rêve grand», reconnait-il. «Mais ça ne m’a pas déstabilisé», a-t-il ajouté. «Si aujourd’hui, on sort ce match-là, c’est parce qu’on a été très costaud mentalement, et ça veut dire que moi, j’ai tout oublié. Une nouvelle page se tourne, il va falloir se mettre cela dans la tête. C’est ce que j’ai fait.»
Pour le plus grand plaisir de Lucien Favre, opposé à son départ depuis le début et forcément rassuré de pouvoir à nouveau compter sur un Seri indispensable au Gym. «Seri est merveilleux comme joueur et comme homme, c'est du même niveau, a glissé l’entraîneur niçois, totalement sous le charme du personnage. C’est un garçon positif et agréable. Je l'ai eu très régulièrement au téléphone durant cette période. Mais on n'a pas besoin de beaucoup se parler. On se comprend depuis le début. C'est clair que c'était une grosse déception pour lui de ne pas aller à Barcelone.»
«Je ne sais pas comment certains auraient réagi»à sa place, a insisté Favre, conscient de la difficulté de tirer un trait sur une telle opportunité de carrière. C’est difficile ce qui lui est arrivé.Mais il y a une capacité d'acceptation chez lui assez incroyable. Il aura peut-être un coup de mou dans un mois. Là, il a été loin durant 13 jours, en Côte d’Ivoire et au Gabon (avec sa sélection). Il n’a repris l’entraînement que jeudi après-midi. Et samedi il est là et il a très bien joué. Vraiment chapeau».