Universités et grandes écoles : La réorientation des nouveaux bacheliers exigée, les insuffisances relevées

Source: SOIR INFO / 03 Dec 2019 / 65
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Zondé Zoko Stéphane, secrétaire général du Syndicat national des professionnels d'orientation de Côte d'Ivoire (Synapoci), devant la presse, a exigé l'ouverture d'une période de réclamation des nouveaux bacheliers accessible à tous. Cela, une dizaine de jours, après la publication des orientations, frappée du sceau de la non réorientation. C'était le vendredi 29 novembre 2019, à Yopougon.

 

''En plus de la réorientation, nous exigeons l'implication des inspecteurs d'orientation dans le processus d'orientation de nouveaux bacheliers, tant en amont, qu'en aval. Pendant l'année scolaire, nous sensibilisons les élèves de Terminale aux filières et aux critères pour aller dans les universités et grandes écoles. Les élèves se préparent et travaillent en fonction de leurs choix. Lors de l'orientation, on ne tient compte que des notes obtenues au Bac. Il est donc clair que celui qui, par accident de parcours, a eu une mauvaise note, le jour de l'examen, dans une matière qui lui sourit habituellement, est orienté dans une filière par accident. Vous comprenez pourquoi des élèves ne tiennent pas, après deux ans de cours, dans l'enseignement supérieur'', a-t-il relevé, non sans ajouter que la dernière orientation des bacheliers laisse apparaître le non-respect des choix des communes d'affectation, la disproportion du nombre d'affectés dans le supérieur privé par rapport au public , la non prise en compte des notes du contrôle continu dans l'orientation des bacheliers, l'insuffisance d'informations sur la procédure d'orientation, le déficit d'information à l'attention des nouveaux bacheliers, l'informatisation à outrance, au détriment des règles qui fondent l'orientation scolaire, l'inexistence d'un cadre officiel de réclamation post- bac et l'exclusion des inspecteurs d'orientation du processus d'orientation post-bac.

Selon lui, '' la politique de l'orientation post-bac est bâclée ces dernières années et crée de nombreux préjudices aux nouveaux bacheliers'' '' C'est pourquoi le Ben du Synapoci demande à l’État de Côte d'Ivoire de mettre fin à ce processus qui consacre l'échec programmé des futurs étudiants. Ensuite, nous exhortons le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique à faire éviter le danger qui plane sur les ressources humaines du pays, tout en respectant les règles et principes qui fondent l'orientation'', a souligné Zonde Zoko Stéphane.

                                                                                                       Dominique FADEGNON