Koumassi : Menacées par les inondations, des populations du quartier Houphouët Boigny manifestent contre une usine

Source: LINFODROME / 09 Apr 2019 / 77
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Des jeunes du quartier Houphouët Boigny (ex-Campement) principalement des riverains de « Plastica » projettent de faire un sit-in devant cette usine pour protester contre ce qu’ils appellent le « remblayage sauvage » qui a pour conséquence les inondations en saison de pluie.

Les riverains de l’usine Plastica sise au quartier Houphouët Boigny (ancien Campement) sont sur le pied de guerre. Ils en veulent aux responsables de ladite usine qu’ils accusent de faire du « remblayage sauvage », dont les conséquences sont les inondations en période de pluie.

Réunis au sein de leur structure dénommée « Les jeunes solidaires de Koumassi », ils s’apprêtent à faire un sit-in devant l’usine incriminée. Dans la matinée du mardi 9 avril 2019, Bamba Abdoulaye, le président de « Les jeunes solidaires de Koumassi », était très remonté contre les responsables de cette usine. « Depuis 2015, Plastica fait des remblayages sauvages dans notre cité. La Cité Félix Houphouët Boigny est située en bordure de la lagune. Mais Plastica a fait un remblayage sauvage. Quand vous voyez la lagune, l’écosystème est déjà gâté. Quand il pleut, l’eau monte et entre dans les habitations. Alors qu’auparavant, ce n’était pas comme ça. Depuis qu’ils ont commencé le remblayage, nous souffrons. On dit trop c’est trop. C’est pourquoi nous avons décidé de faire un sit-in pour attirer l’attention du maire et des autorités compétentes afin qu’ils nous aident dans notre lutte. »

Bamba Abdoulaye a fait savoir qu’ils reçoivent des menaces de mort chaque fois qu’ils tentent de manifester pour dénoncer le « remblayage sauvage ». « Depuis cette date, quand nous nous levons, ce sont des convocations et des plaintes qu’on nous envoie. Quand nous nous levons chaque fois, nous recevons des menaces de mort. Depuis ce matin, nous sommes sur pied pour faire le sit-in. »

Nous avons tenté d’avoir la version des responsables de l’usine incriminée, ce mardi 9 avril 2019, lors de notre passage. Mais le prénommé Mermoz, chargé des affaires extérieures, que nous avons joint nous a fait savoir qu’ils étaient en réunion et qu’il nous rappellerait. Nous sommes donc dans l’attente du coup de fil des « accusés ».

 

                                                                                                              Adolphe Angoua