Yopougon : Un jeune homme en dreadlocks tué de plusieurs coups de machette

Source: SOIR INFO / 08 Oct 2019 / 69
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Tôt le matin du mercredi 21 septembre 2019, un corps sans vie, celui d'un jeune homme d'une vingtaine d'années, traînait dans une mare de sang, au bas d'un immeuble à Yopougon-Ananeraie, sur la route menant à Dabou.

 

Ce sont des occupants de cet immeuble, qui, réveillés pour aller vaquer à leurs différentes occupations, font la macabre découverte, au bas de leur bâtiment.

Informés, des éléments des forces de police se rendent sur les lieux, aux fins de procéder à un constat d'usage. Nos sources, qui donnent l'information, poursuivent pour dire qu'une fois sur place, les flics découvrent le corps du garçon complètement à poils, avec les cheveux en dreadlocks.

Ce corps présente des blessures béantes, affreuses à voir. Des blessures en toute vraisemblance, faites à la machette. Âmes sensibles, s'abstenir, pourrait-on dire.

Mais qui est donc ce garçon et que lui est-il arrivé ? Pour le savoir, la police mène dans la foulée, une enquête de voisinage. Et les témoignages qu'elle recueille, édifient plus ou moins. Bien entendu, sous réserve d’investigations mieux approfondies, pouvant apporter des éléments contradictoires.

Pour l'heure, on apprend de ces témoignages, que le défunt répond au nom de Souhalio Méité. Un garçon de mauvaise vie, qui ne tire ses ressources financières que des agressions qu'il commet sur d'honnêtes citoyens, pour les dépouiller...

Vivant dans le quartier \"village d'Andokoi\", il dirige un gang avec qui mène des raids. Notamment, dans le quartier \"Bonikro\". Et les incessantes attaques perpétrées par sa bande et lui, permettent aux habitants des lieux, ses \"souffre-douleur\", de l'identifier parfaitement. Et depuis, ces populations de \"Bonikro\" de pied ferme. Mais cela, il l'ignore car dans la nuit du Mardi 20 au Mercredi 21 Septembre 2019, voulant lancer une autre attaque contre ces personnes, ils se rendent vite compte que cette fois ci, le terrain est miné. Ils tombent sur des habitants armés de machettes pour la plupart. Comprenant que, s'ils tentent quoi que ce soit, ils se feront décapiter d'un coup, la bande de gangsters bat en retraite. Et là, c'est la chasse à l'homme. La foule compacte déchainé, se lance aux trousses des criminels présumés la fuyant.

Dans cette course poursuite, les rivérains n'ont qu'une cible dans leur viseur: Souhalio Meité. Ils le battent d'ailleurs à la course de vitesse, avant de le choper au bas d'un immeuble. Batiment à l'interieur duquel, il comptait sans doute se refugier.

Ses vetements sont mis en lambaux par la foule en colère, au point qu'il se trouve dans une \"tenue\" semblable à celle juste à sa naissance. Battu copieusement, il est tailladé à la machette jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Ses comparses, plus veinards, parviennent à s'échapper. Et ça, ils le doivent, pas à la force de leurs jarrets, mais au choix restrictif fait par les victimes, qui n'en voulaient qu'à la peau du chef de gang.

Laissant le cadavre se vider de son sang, les auteurs de la vendetta se dispersent et s'évanouissent dans les dédales du quartier, pour ne rien assumer en cas de besoin.

En attendant que l'enquete de la police en dise plus, la dépouille est enlevée par les services des pompes funèbres et déposer au CHU de Yopougon.

                                                                                                         KIKIE Ahou Nazaire