Guiglo/ scène odieuse dans un domicile: Un jeune taillade à la machette sa belle-mère, coupe la main de son cousin et égorge leur chien

Source: LINFODROME / 20 Jun 2019 / 41
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Une scène des plus odieuses rappelant l'époque médiévale, parce que véritablement sauvage, s'est produite dans la nuit du mardi 21 mai 2019, au quartier « Séa-Yoro 2 » à Guiglo. Une horreur dont l'acteur principal est un portefaix âgé de 29 ans, répondant au nom de Zéba Ibrahim.

 
 

En effet, rapportent nos sources, dame Sangaré Mama, vendeuse et deuxième femme du père du porteur de bagages, est prête à aller prendre son bain. Mais il se trouve que la douche est plongée dans le noir. La faute à la coupure générale d'électricité survenue dans la ville de Guiglo.

Alors, pour s'éclairer, elle s'empare de la torche de son mari. Mais voilà qu'intervient Zéba Ibrahim, le fils de sa co-épouse. Ce dernier exige d'entrer en premier en possession de la lampe-torche, pour dit-il, aller chercher son téléphone-portable dans sa chambre. Faisant preuve de compréhension d'une maman, la bonne dame accède à la volonté du garçon.

Voilà donc Ibrahim qui fonce dans sa chambre. Mais le temps passe et il semble s'y éterniser. Alors, dame Sangaré Mama croit bien faire de le rejoindre dans la pièce, pour lui réclamer la torche.

Là, Ibrahim n'apprécie pas du tout. Il assimile la démarche de sa belle-mère à une façon de l'importuner. Non seulement il refuse de céder la torche, mais rentre dans une colère noire. Et se montrant mal poli, il ose sortir des insanités à l'égard de la femme de son père.

La vendeuse, pour ne pas jeter de l'huile sur le feu, préfère ne pas broncher. Et elle choisit de quitter les lieux. Mais alors qu'elle a le dos tourné, le portefaix s'empare d'une machette et commence à lui porter des coups. L'infortunée femme lâche alors des cris de détresse et de douleur.

Ses appels à l'aide qui suivent, parviennent à Zéba Issouf, 22 ans. C'est le cousin d'Ibrahim. Ce jeune homme qui ne reste pas insensible à ce qui arrive à la femme de son oncle, vole au secours de cette dernière.

Il n'aurait sans doute pas dû. Car, une fois qu'il se présente, Ibrahim lui envoie un violent coup de machette, qui lui tranche net la main gauche qui se retrouve au sol. Le désormais handicapé pousse des cris d'horreur.

Devant la terrible scène, le chien de la famille se met à aboyer. Cela aussi n'est pas du tout fait pour plaire au fou furieux. Ibrahim se jette carrément sur le clébard et l'égorge. Après ces actes odieux, l'agresseur s'enferme à double tour dans sa chambre.

Informés très tôt le matin de l'horrible scène, des éléments de la police, sur instruction de Binaté Ladji, leur commissaire, se déportent au domicile où les faits se sont produits. Ils y sont rejoints par des gendarmes.

Sur place, des sommations sont lancées par les hommes en tenue, invitant le criminel à se rendre. Mais vraisemblablement, il n'est pas question pour Zéba Ibrahim de se livrer.

Alors, les éléments de police et de sécurité lui balancent des gaz lacrymogènes dans le but de le déloger. Ça marche. Car, ne supportant pas les gaz, le portefaix s'éjecte de la maison.

Mais il tient fermement sa machette avec laquelle il fonce cette fois, sur le dispositif sécuritaire. Administrant des coups ici et là. Dès lors, il essuie légitimement des tirs. Grièvement blessé, Zéba Ibrahim est évacué au Chr de la ville. Hélas, en ces lieux, il succombe à ses graves blessures. Ses deux victimes, également conduites dans le même centre hospitalier, sont prises en charge par le personnel médical.

Au demeurant, c'est vrai que l'agresseur qui pouvait expliquer sa folie sanglante ? est mort, mais n'empêche, une enquête policière est en cours, pour mieux éclairer sur les contours de son acte barbare. Car, dans son entourage, on est convaincu que les raisons de ses agissements disproportionnés sont ailleurs. Et que la torche n'en était que le faux prétexte.

 

                                                            Chancelle GOUDALET ( Correspondant régional)