Abobo/ arnaque: Il écrase des robinets d'eau et revend la poudre en faisant croire à de l'or

Source: LINFODROME / 20 Jun 2019 / 68
#

Des chercheurs et acheteurs d’or se méfient de ces orpailleurs clandestins qui leur vendent de la pacotille ou qui ne respectent pas les normes dans la transaction, en ce qui concerne les pierres précieuses. C’est pourquoi, ceux-ci ont décidé de s’adresser à des spécialistes et vendeurs d’or établis. Mais c’est sans connaître le sens de l’escroquerie de Tah B.G. F. qui s’est glissé parmi ces vendeurs qui gagnent honnêtement leur vie.

 
 

Ce jeune homme, âgé de 29 ans, a de la suite dans les idées. Il met en place une entreprise de négoce, qui, en réalité, est faite pour arnaquer des personnes honnêtes à la recherche de l’or.

Dans cette « entreprise », il joue le rôle du villageois qui est un membre d’une coopérative tout aussi fictive que sa fameuse société. Cette coopérative se trouve dans la zone d’Ity, dans le département de Danané. Une zone connue pour être aurifère. Ce qui donne de la crédibilité à Tah et à sa « coopérative ».

Leur stratagème consiste à faire croire à une victime, que lui Tah est un pauvre villageois venu à Abidjan avec 622 g d’or à vendre. Un autre à côté, un de ses complices en réalité, est chargé d’authentifier le produit, c’est-à-dire l’or. Cela au prix de 200 000 F Cfa. Jouant parfaitement son rôle, ce spécialiste prend soin dans les échanges, de faire savoir au client, qu’il connaît le villageois Tah, pour être un bon orpailleur.

Un troisième larron entre à ce moment en scène. Lui, au téléphone, imite le timbre vocal d’un Français bon teint, qui laisse croire qu'il attend l'or en question, pour le compte d'un autre client qui doit le racheter à 6 millions de F Cfa.

A l'idée de se faire tous ces millions de F Cfa, en revendant l'or à ce client que le « Blanc » va lui présenter, le naïf acheteur approché, tombe ainsi dans le panneau de Tah. Non seulement, il paye les 200 000 F Cfa pour l'authentification du métal précieux, mais cède aussi à une autre exigence. Celle à la demande du facilitateur « blanc », de remettre 600 000 F Cfa à Tah le villageois, comme prix d'achat de son métal. Et une fois ce dernier rentré dans sa bourgade, l'acheteur de « l'or » pourra alors venir le rejoindre dans un hôtel de la place où le destinataire de l'or attend pour payer le métal à 6 millions de F Cfa.

Une fois que tout cela se passe comme sur des roulettes, Tah et le faux spécialiste en authentification d'or, retrouvent leur comparse, le faux Blanc, et tous se partagent le fruit de leur arnaque.

Et lorsque le client de Tah se présente entre-temps à l'hôtel que lui a indiqué le « Blanc » comme lieu de rendez-vous, le pauvre s'entend simplement dire, que l'homme qu'il est venu voir, n'existe pas dans cet hôtel. Voilà donc comment Tah et sa bande arnaquent les pauvres citoyens avec leur vulgaire poudre aux yeux. Et des victimes, ils en ont fait à la pelle.

Mais, dans la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 juin 2019, tout va se gâter. C'est qu'un client qui leur donne rendez-vous à Abobo-Baoulé extension 2 pour passer une transaction, se désiste au dernier moment.

Ce sur les conseils de son entourage qui saisit immédiatement Tiégnon, le chef de service du commissariat de police du 34e arrondissement, à Abobo. Les flics effectuent une descente sur le lieu du rendez-vous et appréhendent Tah le « villageois ».

Ce dernier, interrogé, passe aux aveux, en déballant toute leur stratégie, avant de balancer ses comparses qu'il dit se trouver à Yopougon. Malheureusement, ces derniers, qui ont vite fait de flairer le traquenard, ont réussi à se fondre dans la nature. Ils sont donc activement recherchés.

 

                                                                                                             M’BRA Konan