Yopougon : Une femme-policier attaquée et désarmée en pleine rue

Source: LINFODROME / 14 Mar 2019 / 48
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La soirée du dimanche 3 mars 2019 a été très salée pour dame A.Z.G, sergent-chef de police. L’infortunée femme en tenue aura fait l'amère expérience des attaques criminelles. Avec pour conséquence majeure, la perte de l'un de ses très importants attributs professionnels.

Retour sur un soir qui se sera assurément taillé d’une triste place de roc, dans la mémoire de la policière. En effet, nos sources nous apprennent que ce soir-là, l'agent des forces de l'ordre, en tenue vestimentaire civile, va rendre visite à l'une de ses amies. Cette dernière habite au quartier « Académie fin goudron », à Yopougon. Une fois ensemble, les deux dames prennent en tout cas du bon temps.
 

Longtemps plus tard, la nuit est tombée et nous sommes, maintenant, aux alentours de 23h. C'est donc le moment que choisit la policière, pour signifier à son hôte, qu'il lui faudra maintenant rentrer chez elle à la maison. Et comme son domicile n'est pas loin de là, le sergent-chef A.Z.G opte d'effectuer la distance à pied.

Mais alors qu'elle avance, elle se voit soudainement couper la route par quatre gaillards surgissant de nulle part. Sous la menace de couteaux, les quidams exigent de la pauvre dame, qu'elle leur remette son sac en bandoulière. Et tout de suite.

Mais avec bravoure, elle oppose une fin de non-recevoir. Parce que dans son sac, il y a des choses qui ne doivent pas se retrouver aux mains de sinistres individus comme eux.

Ça, c'est une outrecuidance que les animateurs de la pègre ne savent guère tolérer. Quand ils veulent une chose, ils l'obtiennent de gré ou de force. Point barre. C'est pourquoi, à quatre, ces gars, sans aucune honte, se jettent à bras raccourcis sur la policière toute seule, pourtant.

L'infortunée, malgré sa détermination, éprouve un mal fou à faire front à ces mâles en rogne. Les criminels la rouent de coups, avant de lui arracher son sac en bandoulière tant convoité. Puis, le butin tenu comme un trophée, les brigands s'évanouissent dans la nature en courant. Les appels à l'aide de la victime, ne changent rien à la donne.

Si plus tard, la sergent-chef est heureuse d'avoir la vie sauve, par contre, elle est amère d'avoir perdu gros dans le vol de son sac. Car, outre une respectable somme d'argent que contenait ce sac, il y a avait surtout, son arme à feu de dotation, garnie de munitions.

Le lendemain de son agression, dame A.Z.G saisit la police par une plainte régulière. Ses collègues mènent en ce moment même une enquête, en vue de retrouver les quatre agresseurs.

En tout cas, la policière attend fortement ce moment-là. C'est pourquoi, elle fléchit les genoux ; psalmodiant des prières et libérant des boules de feu en direction du sombre quatuor. S'il faut jeûner pour que ses prières soient entendues, elle est sans doute prête à le faire. Et le carême chrétien tombe justement à propos.

 

                                                                                                   KIKIE Ahou Nazaire