Côte d'Ivoire: Les smartphones, tueurs du lien social naturel ?

Source: KOACI / 13 May 2019 / 77
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Notre attention est de plus en plus focalisée sur nos smartphones, habitude machinale, on les manipule quasi mécaniquement sans trop savoir pourquoi parfois.
 
Reflex addictif, ces instruments à l’utilité incontestable sont néanmoins progressivement devenus un destructeur dulien Rechercher lien social naturel. 
 
A Abidjan, observer deux personnes attablées voire en pleine rue, focalisées dans l’ennui de l’autre sur leurs smartphones est devenu banal. On ne se parle pas, bien triste constat d’un viragesocial Rechercher social fondamentalement dangereux où la curiosité si chère à l’épanouissement de l’individu dans la société, laisse place à la vacuité du placebo numérique, au précipice du zapping, sorte d’insatisfaction permanente du moment bien souvent inexploité.
 
On est là, ensemble physiquement mais loin mentalement, on a un être vivant devant soi, on lui parle pas, on préfère rechercher en manipulant habilement son pouce sur un écran, les uns des milliers d’autres qui foisonnent nos illusions sociales d’amitiés.
 
Que faire pour stopper le phénomène ? S’obliger à ranger sonsmartphone Rechercher smartphone en présence d’un semblable ou poursuivre le glissement de son indifférence. 
 
La situation est telle qu’à force nombre n’ont rien à se dire, lesmartphone Rechercher smartphone s’érige alors comme une échappatoire, une porte de sortie mais vers quoi ?, bien souvent vers la même ritournelle d’ennui social.
 
Les heures passées quotidiennement à manipuler sonsmartphone Rechercher smartphone sans finalité précise sont autant de capital de culture générale gâché, on se parle plus, on ne lit pas, on zappe en permanence, notre attention à l’autre disparait progressivement, c’est pourtant elle qui façonne notre ouverture sur le monde et les si particulières situations de notre quotidien qui oblige à l'élan permanent vers le savoir pour éviter l'asservissement global.
 
Tous manipulés demain par la technologie, tous robots du système ?
 

A suivre…

                                                                                                                       Akissi Kouamé