« Problème de gouvernance » au Burida : Ces faits qui trahissent Sery Sylvain

Source: LINFODROME / 05 Jun 2019 / 178
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Dans son communiqué produit après celui du ministre de la Culture et de la Francophonie, Sery Sylvain, président du Conseil d’administration du Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) évoquait de « réels problèmes de gouvernance dans cette maison ». Sans en dire davantage sur ces problèmes de gouvernance, Sery Sylvain étalait ainsi des faits qui le trahissent.

 

De fait, Sery Sylvain n’a pas tort en sa qualité de PCA de dénoncer de « réels problèmes de gouvernace dans cette maison » qu’est le Burida. Élu en octobre 2015 à la tête du Conseil d’administration du Burida après un long processus bien mené, les sociétaires de l’institution fondaient beaucoup d’espoir en leur PCA qui au fil du temps accumulera des fautes et autres manquements. Manque de vision claire de sa feuille de route, Sery Sylvain fera face à son premier grand échec lorsqu’il décide de la double signature. La directrice générale, Mme Irène Vieira lui fera savoir que cette résolution doit être adoptée avec un consensus des membres du Conseil d’administration. Malheureusement, ceux-ci vont se rechigner lorsqu’après une formation avec des experts on leur fera savoir que détenant la double signature ils seront comptables du bilan de la gestion de la direction générale.

Dès lors, le Conseil se désolidarise de Sery Sylvain et tous décident de s’aligner sur la signature unique de la direction générale mais avec pour condition un bilan trimestriel. Attendu sur les questions de la lutte contre la piraterie et autres aides à la création, Sery Sylvain usera plutôt de stratagèmes pour se faire plein les poches. Il réussira grâce à une pression mise sur la direction générale à se faire octroyer un prêt de 26 millions F Cfa. Promettant de rembourser dans un meilleur délai cet emprunt, Sery Sylvain jouera de mauvaise foi. Dès lors, s’installe une crise de confiance entre lui et Mme Irène Vieira qui va finalement imposer au PCA une ponction sur son salaire mensuel de 1,5 million F Cfa. 

« Sery Sylvain parle de problème de gouvernance au Burida, sûrement parce qu’en tant que PCA, il s’est fait prêter jusqu’à 26 millions F Cfa et qu’excédée la DG serre les vis pour qu’il se mette à crier au loup. A-t-il fini de rembourser sa dette, parce que retenir 200 000 F Cfa sur son indemnité mensuelle de 1,5 million F Cfa n’arrivera pas à éponger sa dette », nous confie une source proche de l’institution. Puis, notre source de révéler que cette ponction de 200 000 F Cfa sur son indemnité mensuelle exigée par la directrice générale pour éponger sa dette a suffi pour créer un mauvais climat entre le PCA et Irène Vieira.

Autre fait qui a accentué le froid entre le PCA et la directrice générale, c’est après sa récente mission au Burkina Faso dans le cadre du Fespaco. De fait, alors qu’il avait un ordre de mission de six jours au pays des hommes intègres, Sery Sylvain n’y restera que seulement deux jours. Vu que la mission n’était pas arrivée à son terme, la direction générale lui exige le remboursement des frais de mission de quatre jours. « Le PCA pour des frais de mission payés pour un séjour de six jours au Burkina Faso revient au bout de deux jours et réfuse de reverser le surplus au Burida », confie un proche du PCA. 

Aussi, apprend-on a sein de l’institution que pour des événements personnels qu’il organise, Sery Sylvain a plusieurs fois été interpellé sur l’utilisation des papiers entête du Burida. Pis, accuse notre source, Sery Sylvain aurait même exigé la réparation aux frais du Burida de son véhicule de fonction au Ghana alors que le concessionnaire se trouve à Abidjan. Poursuivant, notre source accuse le PCA d’avoir amputé d’une partie des montants réservés à des artistes dont Roger Gobéa, Kokobo, Dodo Lather….

En attendant donc les résultats de l’audit, en plus donc de Mme Irène Vieira, les artistes sociétaires du Burida devraient demander des comptes de bonne gouvernance au PCA qui de surcroît est leur représentant direct au sein de l’institution. Ses réponses devraient être dertimantes dans leur choix pour leur futur PCA dont le processus sera lancé cette année. Est-ce donc cette crainte qui a précipité le PCA à s’attaquer au communiqué du ministre Maurice Bandaman annonçant pour cette année le changement des instances au Burida ? Pourquoi alors qu’il avait demandé dans un communiqué lu au Burida dans lequel il demandait aux artistes d’attendre les résultats de l’audit, il change aussi rapidement de position quand Maurice Bandaman rappelle le renouvellement des instances ? Nous y reviendrons avec la version sur ces questions du PCA. 

 
                                                                                                                Philip KLA