Émilia Ziéhi (ex-mannequin) : « Black K de Kiff no Beat et moi, c'est de l'histoire ancienne »

Source: LINFODROME / 11 Apr 2019 / 98
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Fille aînée de Émile Ziéhi allais Don Emilio, ex-producteur du groupe Kiff No Beat, Emilia Ziéhi était de passage à Abidjan pour ses vacances. À l’occasion d’une fête organisée par ses parents pour elle, l’ex-mannequin s’est confiée à Linfodrome pour lever un coin du voile sur ses nouvelles ambitions.

Après le mannequinat en Côte d’Ivoire, vous êtes établie depuis quelques années à Londres en Angleterre où vous suivez des cours en stylisme. Pouvez-vous nous en dire plus ? 

Effectivement, après mes belles années de mannequinat à Abidjan, je suis depuis quelques années à Londres pour mes études de stylisme. J'étudie à Londres en Angleterre, j'ai eu mon premier diplôme qu'on appelle Fondation c'est à dire la base du diplôme. C'est le premier diplôme et après, le niveau plus professionnel, ce que je m’apprête à faire. J'ai eu le premier diplôme, je vais prendre le deuxième et après je serai totalement qualifiée. Cette formation me permet de faire l'analyse des couleurs et l'analyse des physiques : physiques masculin et féminin. Ce qui m'aide à pouvoir arranger la garde-robe de mon client, c'est-à-dire un client qui voudrait changer de look, je l'aide en ce sens avec les couleurs, chaque personne ayant une couleur particulière.

Quel est le métier au bout de cette formation ?

Avec ma formation, je peux devenir par exemple influenceur, blogueur mode. Toutefois, le corps de métier reste le stylisme mais ce sont les branches et les débouchés qui diffèrent. On peut par exemple être styliste de mode ou styliste personnel. Styliste personnel, c'est-à-dire que des clients normaux viennent vers vous, des personnes de tous les jours qui voudraient simplement un relooking de la garde-robe. Et pour le styliste de mode, vous pouvez avoir à faire des choses pour les magazines comme Vogue. Vous pouvez prendre la branche avec les artistes. Par exemple habiller les acteurs. 

Quel est vous votre rêve dans tout ce corps de métier ?

Mon rêve est d’être styliste de fashion, habiller des chanteurs.

Comment est né votre amour pour les métiers de la mode ?

Depuis petite, j'étais passionnée par la mode. Je participais aux petits concours miss de quartier. J'aimais la mode, j’aimais regarder les mannequins défiler à la télé, être vertus de longues belles robes. C’est après que je me suis lancée dans le mannequinat ici en Côte d’Ivoire. Pendant deux ans, j’ai pratiqué le mannequinat en tant que professionnelle. J'ai été nominée parmi les mannequins phares du pays, ensuite j'ai participé à Miss Italia parce que je suis moitié italienne, moitié ivoirienne. En clair, la mode me passionne et cela depuis ma petite enfance.

En plus de la mode, vous aimez aussi le showbiz, n’est-ce pas ?

J’aime le showbiz en ce sens qu’il nous permet de rencontrer des personnes extraordinaires, dont des chanteurs que j'aime bien.

D’où ce love avec Black K de Kiff no Beat ?

Oui, j’étais avec un membre du groupe Kiff no Beat. Mais Black K et moi, c'est de l'histoire ancienne. 

Cela parce que vous êtes désormais mariée, lui également ?

Je me suis mariée l'an dernier et lui aussi en fin d'année juste après moi.

Après votre formation, vous comptez revenir vous installer en Côte d’Ivoire ou rester en Europe ?

Je voudrais vraiment revenir ici pour apporter un plus à la mode ivoirienne. Je voudrais rendre l'ascenseur à ceux qui m'ont aidé et aussi aider les plus jeunes qui aimeraient faire leurs premiers pas dans la mode. À la longue, mon ambition est de revenir enseigner le stylisme aux plus jeunes.

Selon vous, quels sont les maux dont souffrirait la mode ivoirienne ? 

Je dirai que ce sont les mêmes maux un peu partout en Afrique. On dévalorise le secteur, je trouve qu'il y a assez d’intérêt dans ce secteur-là. Pourtant, il y a beaucoup de gens qui en font leur gagne-pain et qui vivent bien à l’extérieur. Mais en Afrique, le terrain est encore fermé, on n'a pas encore exploité toutes les ressources. Ce qui est vraiment dommage. Les passionnés, il y en a à profusion mais malheureusement souvent faute de moyens ou parce qu'ils n'ont pas la connaissance qu'il faut, ceux-ci ne peuvent pas émerger au-delà des frontières ivoiriennes. Nous perdons des talents.

Si vous aviez un conseil à donner, ce serait lequel ?

Je suis très contente d’être ivoirienne. Il faut toujours chercher à valoriser tous les secteurs d’activités en Côte d’Ivoire y compris celui de la mode ivoirienne. C’est un secteur qui attire les bailleurs de fonds. La mode rapporte parce qu’intégrant plusieurs corps de métiers dont le make-up, la musique, l'art et bien d’autres. Je le dis parce que les designers s'inspirent de la musique, de l'art pour faire les créations et on a toujours besoin d'un make-up avant de passer sur scène. Donc si les autorités pouvaient s'intéresser à ce secteur, cela apportera quelque chose à l'économie du pays. C'est vraiment important que tout le monde comprenne qu'il n'y a pas de sous métier, tous les secteurs sont importants. 

 

                                                                                        Propos recueillis par Philip KLA